Déjà en 2008, dans le reflet d’un télescope, est apparu dans l’arc-en-ciel interstellaire, aux confins de notre galaxie, ce qui semblait être un objet volant non identifié, comme nous avons l’habitude de les nommer. Le secret est resté bien gardé, les médias n’en n’ont pas parlé. “On nous cache tout, on nous dit rien”, on nous faire croire à “la Fille du Père Noël” comme le chantait si bien le Fils du Père Fouettard en l’an 1966 de notre ère. “Guide Vocal” avait pour nom cette galette venue d’ailleurs du monde d’Eiliant. Elle contait l’aventure de Falinie, ange perdue venant de l’infini et rejoignant accidentellement notre monde antique. Jean Claude Bourret, lui, aurait pu en parler lors de ses conférences sur les OVNI, dont j’ai assisté à l’une d’entre elles, mais nous étions dans les années 70/80 du siècle dernier et à cette époque nous n’imaginions pas pouvoir nous projeter dans l’aventure de l’abstrait du futur des années 2000.
Pourtant aujourd’hui je vous l’assure, les extraterrestres sont toujours parmi nous. Dix ans après, les êtres d’Eiliant sont de retour. Ils ont forme humaine, ils parlent votre langue, et dans leurs gènes sont inscrits les prémices de votre ADN. Terriens, depuis une éternité, après vous avoir tant observés, ils viennent porter un regard sur l’actualité de votre planète bleutée tel un message pour mettre en garde l’humanité. Pour ne pas que se perpétue l’histoire de l’apocalypse, celle de leurs lointains ancêtres qui en des temps immémoriaux ont détruit ce qui est aujourd’hui votre Terre après l’avoir colonisée. Le livre de la genèse est resté muet ou s’est voilé la face car contrairement au règne des dinosaures celui de leurs aïeux n’a laissé aucune trace. Les êtres d’Eiliant sont les descendants de cette civilisation qui a dû fuir dans l’infini de l’exode, à la recherche d’un nouvel astre d’asile vers les étoiles pour assurer la pérennité de leur descendance. Ils sont les gardiens de la mémoire universelle, mais également les garants de votre futur et de votre survie.
Terriens, soyez à l’écoute de Novaïa. D’emblée, dès cette première composition, vous atteignez “le niveau supérieur”. Au delà des hautes cimes, vers l’horizon lointain, la voix envoûtante et sensuelle comme venue d’un autre ciel, celle de la chanteuse et violoncelliste Julie K.M. vous arrache du paysage et vous envoie vers les nuages. Sans conscience de l’avenir, seulement du quotidien, l’aigle, symbole de la force et du prestige vous étreint dans ses serres pour échapper à l’emprise des peurs et des barrières mentales.
Progressif et solaire est le Rock de la formation Eiliant. Futuristes sont les sublimes textes, fresques de l’au-delà, incitant votre subconscient à la réflexion, l’interrogation et l’imagination. Au gré des 12 compostions de ‘Novaïa’, les riffs des guitares électriques de JB Dindault affutés comme la lame d’un glaive à deux tranchants ne vous laisseront pas indemne et vous feront parcourir quelques frissons, tout en laissant quelques cicatrices indélébiles sur la cuirasse de votre armure sensée vous protéger l’échine.
Côté rythmique, vous êtes assis sur un cratère volcanique. Vous ressentez les secousses sismiques de la batterie et des percussions de Yannick Herdalot avant que fusent les rondeurs de basses de Alex Ceven tout comme ses envolées aux claviers rappelant l’intensité d’une coulée de lave aux couleurs incandescentes.
Mais rassurez-vous, car le duo violon/ violoncelle avec Claire Dalakel et Julie K.M. optimise félicité et festivité, signe que pour vous l’heure du jugement dernier n’est pas arrivée, ou du moins pas encore!
Sur ce titre, ‘Terra’, fusionne le magma orchestré de quelques riffs brulants. La déesse de la mythologie romaine, gardienne des sagesses du passé vous rappelle que prisonniers d’un rêve universel vous voulez la terre à votre image. Si vos consciences s’éveillent enfin, elle vous montrera la voie. C’est votre chance d’un lendemain où la nature reprend ses droits, Soli Terra gloria.
‘Horizon’, autre titre à méditer, terriens, lorsque votre pensée se porte vers une absence, celle d’un être cher, tel votre regard à travers le bleu horizon pour sentir au loin comme un abandon.
‘Pluies’, pour vous, terriens, aujourd’hui elles sont synonymes de salvatrices ou destructrices. Entendez ces mots, entendez ces mots repris en choeurs, que vos sangs ruissellent en pluies torrentielles et qu’enfin advienne la détresse humaine. Reprenez vos esprits, plus rien n’est acquis.
Avec en introduction quelques douceurs instrumentales et nostalgiques, une voix intérieure semble vous dire sur ce titre ‘Prends soin de nous’, qu’ici ou ailleurs l’amour est universel. Lorsque la nuit tombe, que l’espoir s’effondre, tu résonnes en moi.
‘Flying fish’, seul titre chanté en anglais, telle une évocation marine au creux des remous, vous interpelle en ces mots: “Paranoia’s burning my veins, feeling going insane. Pains, hate an despair’re burning the real again. Take me, take me, take me to the good side, help me and catch myself from here”.
Magique et combien jouissif est ce titre ‘La croix d’Aquaria’, diabolique dans un univers tourmenté et symphonique, contant l’amour entre deux femmes. Idylle interdite dans une époque obscure et moyenâgeuse.
Changement de décor avec ‘Le message de l’eau’ où musicalement le lyrisme est à son paroxysme. Couchés sur le rivage, perdus dans les roseaux, vous vous retrouvez bercés par les sonorités d’un cantique semblable au récital d’un clan gaélique.
Entendez l’appel, quelque part dans le ciel, oubliez la grisaille et le froid, Eiliant ouvre la voie de son univers, embarquez avec eux sur ‘Dancing novaians’ (Novaïa 2è mouvement), nouvelle terre, nouvelle ère. Terriens, vous êtes sur Novaïa, faites passer le message du sauvetage du monde vers une nouvelle terre. A l’heure où les lueurs s’éteignent, la danse peut commencer! Novaïa, flying to the light. Novaïa jumping to the light.
Autre message est celui de ce titre, ‘Le 7è état de la matière’, invitant les êtres humains au partage, pour toucher la lumière dans un acte final, briser la colère, reprendre des forces vitales, partager nous sauvera.
A nouveau bercés par entre autres quelques accords acoustiques sur une musique alternative, lancinante, enveloppante et bienveillante, vous êtes ‘Sur un nuage’. Face au néant d’un avenir sans lendemain, les survivants devront se tendre la main. Et si dans ce désert les fleurs repoussent enfin sur un nuage, nous sublimerons ce jardin.
Instrumental et envoûtant est ce dernier titre ‘…Zemilia’. Il résonne comme une joute entre les divers instruments, tel le combat incessant entre le bien et le mal mené depuis la nuit des temps.
A l’écoute de cet incontournable album ‘Novaïa’, excusez mon langage, mais je suis totalement scotché, j’en suis “tombé sur le cul”, pour reprendre cette expression populaire. Je ne suis que l’observateur du temps qui passe. Sortirons nous de la grisaille de notre purgatoire actuel pour que nos enfants retrouvent l’éclat d’un ciel d’azur de notre Eden perdu? Un ange passe, ne broyons pas du noir et croisons les doigts pour ne pas que Lucifer s’en mêle.
Amis terriens, changez vos habitudes et votre façon d’être, chassez l’amer de l’éphémère et fuyez l’illusion de la raison.
Paris-Move ne vous cache rien et vous dit tout. Entrez dans une autre dimension, la porte de la découverte vous est grande ouverte, les extraterrestres sont à vos fenêtres, procurez-vous absolument ‘Novaïa’, cet album du groupe Eiliant!

Alain AJ-Blues
Rédacteur en chef adjoint – Paris-Move

PARIS-MOVE, November 26th 2019

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